
Nous partirons le 3 septembre 2008 pour un voyage autour du monde qui nous amènera aux confins de l'Océanie et de l'Eurasie. À chaque semaine vous trouverez sur ce blog des résumés de nos péripéties!
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La carte des lieux visités
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D'un océan à l'autre
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Si l'on plie une carte du monde sur un axe N-E, l'on voit bien que l'Australie s'avère n'être que la transposition du Canada dans l'hémisphère sud.
Ici, les forêts humides sont au nord plutôt qu'à l'ouest et la population est au sud plutôt qu'à l'est. Les plaines arides le sont davantage, comme partout dans l'hémisphère sud, mais elles demeurent au centre tout de même. Même l'échelle des distances est répliquée.
Ce n'est pas tout, la principale métropole, Sydney, comme Toronto, s'est symboliquement fait voler sont titre de capitale par sa petite soeur de la Nouvelle-Galles du Sud, Canberra, et doit donc se contenter du titre provincial. Melbourne, un peu en retrait, demeure la capitale culturelle du pays après avoir perdu le titre politique et pourrait bien être Montréal. Quant à Adélaïde, elle a bien le charme, l'histoire et la saveur pédante de Québec. Nous sommes même convaincus que Darwin ressemble à Vancouver!
Ouf, allez-y, relisez le tout une autre fois avant de continuer...
Tout cela parait anecdotique, mais ne l'est pas en réalité. À preuve, il semble même que l'agenda politique est souvent semblable à celui du Canada. Si vous en doutez, parlez-en à M. Harper...
Avec des villes dynamiques, un niveau de vie intéressant et la Nouvelle-Zélande et l'Asie comme voisins, l'Australie, comme le Canada, est vouée à demeurer une terre d'accueil incomparable pour l'immigrant. Le voyageur lui, doit plutôt se contenter de quelques curiosités bordées par un immense océan de monotonie. Tout l'inverse de la Nouvelle-Zélande, majestueuse de bord en bord, qui semble figée dans le temps et repliée sur elle-même.
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Publié à 06:59, le 19 novembre 2008 dans 3. Australie, Melbourne Mots clefs :
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On the road again ...
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7197 kilomètres, 15 jours, 15 nuits et un trop plein de stimulations qui nous envahit la tête. En rétrospective, Jules nous aura mené vers plus d’un classique australien.
Depuis Sydney et les Blue Mountains, notre périple nous entraîne le long de la "côte émeraude" en direction de Melbourne. Outre son nom, cette dernière n’a rien de particulier à nous offrir sinon qu’elle est jonchée d’étranges termitières géantes. Heureusement, un peu plus à l’ouest se trouve le parc national Wilson’s Promontory qui à lui seul vaut le détour. Cette péninsule montagneuse sort d’une mer de plaines agricoles pour s’avancer dans l’océan et offrir une diversité de points de vue étonnante : plaines semi désertiques, montagnes couvertes de forêt pluvieuse, baies rocheuses et plages de sable blanc. Isolé par un isthme étroit, le parc est aussi densément peuplé par une faune variée. Sur la route, il faut être vigilant et naviguer entre les nombreux kangourous gris, wallabis, émeus et wombats rencontrés.
Passé Melbourne, toujours en longeant la côte, cette fois vers Adélaïde, nous empruntons la Great Ocean Road dont la renommée est assurément surfaite quoique la portion entre Torquay et le Cape Otway offre quelques beaux panoramas. En bordure de la route se trouve le Great Otway National Park qui abrite d’innombrables koalas. C’est l’occasion pour Catherine de s’extasier devant ces petits oursons juchés dans les eucalyptus. Après le Cape, il y a bien les 12 apôtres qui se dressent pour dessiner l’un des plus beaux paysages de bord de mer, mais le risque est grand de s’endormir pour de bon bien avant d’arriver à Adélaïde. À part quelques émeus à l’horizon...
Adélaïde, à la porte du désert, surprend par son harmonie trop parfaite. Des routes organisées en quadrilatères symétriques, une ceinture de parcs entourant le centre et des bâtiments victoriens massifs. C’est la "New town" d’Édimbourg, le plus grand chef- d’oeuvre d’architecture victorienne, transposée dans l’univers des champs de coton sudistes.

À la sortie d’Adélaïde, nous nous approchons de notre objectif alors que nous entrons dans le grand désert australien. 1600 kilomètres plus au nord, Ayers Rock demeure la figure emblématique du pays le plus sec au monde. Pour nous, le meilleur est sur le point d’arriver. Le roche sacrée se dresse finalement au loin par une journée de 45 degrés à l’ombre. Malheur à nous, les orages électriques faisant rage nous empêchent de vivre l’expérience de notre vie ; contempler le lever et coucher du soleil sur la grosse roche rouge (snif, snif, snif ...). Nous nous en retournons bredouilles. Par contre, la nuit est marquante avec son ciel noir et ses éclairs qui nous entourent au son de la berceuse que produisent les hurlements des dingos à l’intérieur de la grande barrière australienne. Le lendemain, nous faisons une halte dans la capitale mondiale de l’opale, Coober Pedy. Il semblerait que ses habitants ont volé la palme aux Montréalais en tant que gens qui vivent sous la terre. Ici, c’est bien sûr la chaleur plus que le froid qu’il faut éviter ! Il nous aura fallu 4 nuits pour faire l’aller-retour entre Ayers Rock et Port Augusta. Sans doute la partie la plus intéressante de notre passage en Australie grâce à des contrastes de couleurs et un environnement dignes de mars.
De Port Augusta, retour à la monotonie agricole en direction du parc national des Grampians. Ces formations rocheuses sorties de nulle part sont une destination populaire pour les habitants de Melbourne qui n’est plus qu’à 250 kilomètres. Les forêts du parc ont été ravagées en entier par un important incendie en 2006. Aujourd’hui, le parc est vert à nouveau et sert de laboratoire pour l’étude de la régéneration de l’habitat. Pour nous, c’est déjà le temps de commencer à préparer notre sortie hors de nos repères occidentaux.
Voilà, Jules n’a plus rien à ajouter jusqu’à son sommeil profond dans un garage sombre et lugubre de Melbourne.
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Publié à 08:41, le 18 novembre 2008 dans 3. Australie, Melbourne Mots clefs :
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Descriptif de nos dernières activités
Dès notre arrivée en Australie, nous avons séjourné dans la plus importante métropole et ses Laurentides.
 Sydney a tout pour plaire, un bord de l'eau bien aménagé, de jolis parcs et jardins et des centaines de commerces branchés. Ville de divertissement, il y a même un casino ou nous sommes devenus membres (en bons voyageurs parasites, nous y avons vu l'opportunité de pouvoir consommer des boissons gratuites) et avons transformé les 20$ de crédit en gains de 30$! Sydney a même sa bâtisse fétiche qui la représente, l'opéra, et qui s'avère être un tas de béton moderne. Elle aussi... Nous avons préféré le jardin botanique qui permet l'observation de jolis cacatoès à huppe jaune et de chauves-souris géantes.
Malgré la chaleur parfois oppressante (et oui, maintenant il fait chaud) nous avons fait le tour des différents quartiers de la ville; le touristique Darling Harbour, le huppé The Rocks et même le ghetto Darlington. Nous avons ainsi usé nos sandales à souhait et nous sommes rapidement imprégnés d'exotisme. Le premier soir nous avons dégusté du kangourou en compagnie d'une classe de jeunes aborigènes qui partageaient l'auberge avec nous. Ce repas australien fut surprenant; la viande est goûteuse et sanguine avec une texture se rapprochant du boudin.
 Après ce bain de foule, nous avons pris possession de notre véhicule roulant en direction du parc de Blue Mountains, à environ 70 km à l'ouest. Au lieu d'être effectivement des montagnes, cela ressemble plutôt au Grand Canyon recouvert d'arbres. Malheureusement, l'ensemble fait un peu penser au cirque entourant les chutes Niagara.
Devinez pourquoi les 'montagnes' sont effectivement bleues? C'est l'huile que l'eucalyptus dégage qui créerait une bruine bleutée. Informée par la présence de ces arbres, Catherine a scruté les hauteurs à la recherche de koalas, sans succès. Ces derniers n'aiment tout simplement pas cette variété. À une prochaine fois pour l'observation de la faune australienne...
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Publié à 12:35, le 10 novembre 2008 dans 3. Australie, Sydney Mots clefs :
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Mot de la fin
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Après avoir été catapultés à l'autre bout du monde, c'est maintenant que nous devons faire nos premiers adieux. Alors que nous étions adaptés au fonctionnement des institutions néo-zélandaises, nous devons nous brusquer en changeant notre routine, ce qui est plutôt bien afin d'éviter de s'encroûter. Cette aventure est ainsi conçue, modifier continuellement notre environnement pour déployer davantage nos capacités d'adaptation. Nous quitterons demain en direction de notre prochaine escale, l'Australie. Pour terminer agréablement notre passage en Nouvelle-Zélande, nous avons séjourné chez des amis américains rencontrés en terre hippie et avec lesquels nous avons soupé au fameux Mussell Inn. Chris et Amy nous auront permis de profiter d'un peu de confort. Nous sommes mêmes tentés par un éventuel établissement dans la banlieue cossue de Christchurch où ces derniers résident. Avouez que la vue est incroyable depuis leur salon!

N.B. Veuillez noter qu'il est possible de consulter nos albums photos en cliquant sur les onglets dans le menu affiché à gauche de l'écran. Par ailleurs, les premières photos à apparaître sont les plus récentes. À vous de reconstruire l'ordre du périple préférablement munis d'une carte pour ceux qui ont du temps à perdre. Aussi, les articles sont classés par rubriques et n'apparaissent pas tous sur la page principale. Encore une fois, à vous de consulter les rubriques dans le menu à gauche à votre guise.
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Publié à 06:17, le 28 octobre 2008 dans 2. Nouvelle Zélande, Christchurch Mots clefs :
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Far Far West
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Globalement, la N-Z se représente sous plusieurs plans comme un pastiche du Far West américain, au point où nous lui avons rapidement attribué le pseudonyme de "Far Far West", qui lui va comme un gant autant dans le sens propre que figuré.
Sur le plan géographique, il est frappant de par exemple remarquer que l'île du Sud est traversée sur un axe N-S par une chaîne alpine qui caractérise à la fois les paysages et le climat qui y sévit. À l'ouest, sur la "Wet-Coast", les fortes précipitations permettent à une forêt humide et dense, ou le 'beech' prend la place du séquoia, de prospérer sur les flancs escarpés des pics enneigés alors qu'à l'est, les hauts plateaux semi-désertiques sont propices à l'élevage extensif et plus récemment, à la viticulture.
Évidemment, l'histoire est marquée par le développement de ces terres du bout du monde. Moins connue est l'importance d'un autre mythe fondateur encore présent dans l'imaginaire du pays, celui de la ruée vers l'or. Celle qui a frappé les Alpes du Sud, à la fin du 19e siècle, est la deuxième en importance après le Klondike et a enrichi la population de pionniers en provenance du monde entier.
Les conditions difficiles qu'ont dû affronter ces derniers se perçoivent encore aujourd'hui dans la culture d'entraide des Néo-Zélandais. Ici, c'est encore un terrain fertile pour le "pouceux". Ajoutant au bonheur de ce dernier, les cowboys kiwis sont généralement des fans de musique folk, rock, country (tout ce qui ressemble à grand-père Neil). Pour conclure sur l'idée du pastiche, revoyez ci-haut l'exemple d'architecture néo-zélandaise.
Tout cela est très beau, mais rien n'est parfait. Aussi, l'épée de Damoclès du cowboy kiwi est son conservatisme sans borne qui le laisse avec une économie basée sur l'élevage extensif et l'exploitation des ressources naturelles par l'industrie primaire. Ici, pas de "Silicon Valley".
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Publié à 05:56, le 27 octobre 2008 dans 2. Nouvelle Zélande, Christchurch Mots clefs :
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L'hédoniste futé et le parasitisme
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Un des lemmes au centre de la microéconomie moderne est celui de Shepherd qui démontre l'équivalence entre la maximisation des plaisirs et la minimisation des souffrances dans un contexte de rareté des ressources (N.B. : pour les économistes orthodoxes, il est plaisant de démontrer des truismes). Aussi, dans la vie, minimiser les souffrances est toujours une stratégie optimale pour l'hédoniste futé.
Pour ce dernier, la question qui se pose est donc comment pouvoir voyager en Nouvelle-Zélande avec un budget de 20 $Ca par jour par personne sans se priver quotidiennement de plaisirs coupables tel la dégustation de pâtes au bleu et prosciutto accompagnées d'un pinot noir d'Otago.
Une première approche au problème consiste à se rappeler que les principales dépenses d'un ménage représentatif sont, dans l'ordre, le logement, le transport et l'alimentation. À en croire notre expérience, il en est de même pour le ménage voyageur... Une deuxième est de se rappeler que rien n'apparaît de rien et que si l'on veut consommer plus de ressources que celles que l'on injecte, il faudra combler la différence par les ressources d'autrui. Il s'agit alors dans les faits d'une forme étrange de parasitisme.
Le voyageur parasite ou hédoniste futé développe plusieurs habitudes qui l'aident dans sa quête. Pour se loger, il bénéficie des beautés et de l'accueil chaleureux des terres publiques. Pour se transporter, il ''pouce''. Pour s'alimenter, il lui suffit en partie de faire la tournée des auberges de jeunesse à la recherche des miettes laissées par les plus fortunés de son espèce dans les comptoirs "free food" (on y trouve de tout : pâtes alimentaires, beurre, etc. Et parfois même de la bière...). Les ressources ainsi libérées peuvent alors dégager pleinement leur doux parfum.
Parfois encore, de valeureux Kiwis épris d'empathie pour l'hédoniste futé décident de s'impliquer personnellement dans la quête de ce dernier. Hé oui, la morale de l'histoire est que dans l'idéologie libérale anglo-saxonne, même les abeilles parasites contribuent positivement au bon fonctionnement de la ruche.
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Publié à 05:20, le 27 octobre 2008 dans 2. Nouvelle Zélande, Christchurch Mots clefs :
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Vins - Découvertes inattendues
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En bons voyageurs au budget plutôt serré, nous nous sommes d'abord dirigés vers les vins australiens, les moins chers dans les supermarchés néo-zélandais. Sans grande surprise, nous avons alors dû nous contenter de breuvages qui brûlaient la gorge plutôt que de réjouir nos papilles. Nous avons finalement triché et déboursé davantage afin de goûter aux vins locaux. Quelle agréable découverte. Jamais nous aurions imaginé trouver ici des vins pouvant rivaliser avec les finesses de ceux originant de l'empire européen. Avis aux amateurs, tentez les rieslings ou sauvignons blancs de la région de Malborough, ou, mieux encore, les pinots noirs de Central Otago.
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Publié à 04:53, le 27 octobre 2008 dans Experiences et incidents culinaires, Christchurch Mots clefs :
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Le coeur touristique de la Nouvelle-Zélande
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Le coeur de l'industrie touristique de la N-Z bat autour de Queenstown et des parcs nationaux du mont Aspiring et du Fjordland. Queenstown, lui-même, est l'archétype du village alpin traditionnel; l'hiver le ski est roi alors que l'été, l'alpinisme et le nautisme y sont maîtres. Évidemment, les bars de la ville exposent indécemment des Saxons ivres et bruyants qui se félicitent de leur chute libre (en bungee ou en parachute) ou de telle autre dépense ostentatoire. Cela est suffisant pour rebuter certains qui nous ont simplement conseillés d'éviter la ville, mais pas nous.

En quittant la Greenstone Valley Track, en "pouçant" sur la Milford road, nous rencontrons "Joe" l'ingénieur civil en charge des infrastructures entourant le Milford Sound, l'attraction touristique la plus courue du pays. Le trajet jusqu'à Te Anau est des plus intéressants. "Joe" s'inquiète beaucoup de la proportion grimpante de touristes qui profitent des bas tarifs de location d'autos et de campervans. En haute saison, la manne cause d'irritants ralentissements et divers autres problèmes logistiques, notamment en ce qui a trait à l'espace de stationnement qui est restreint en raison de la géographie du terrain. "Joe" acquiesce à l'idée d'un péage.
De manière générale, les 1,5 millions de touristes qui sont accueillis chaque année au pays commencent à embêter royalement quelques-uns des 4,2 millions des Néo-Zélandais, surtout parmi ceux qui résident dans les régions les plus prisées. Disons-le, nous sommes l'héroïne de ces derniers (mélange épicé de dépendance économique et d'effets collatéraux négatifs comme ceux soulevés par "Joe").
Encore une fois le DOC est à l'avant-garde dans la gestion stratégique du tourisme. Craignant l'impact de la fréquentation accrue des aires protégées sous sa tutelle et des sentiers qui les parcourent, ce dernier a su différencier, à force d'efforts marketing titanesques, la marque de commerce des Grandes Marches. L'idée est de créer artificiellement une demande plus importante et plus inélastique pour ces dernières et d'ainsi faire d'une pierre trois coups; limiter et circonscrire les dommages environnementaux au territoire, s'assurer de plus grandes recettes monétaires (les nuits en refuge sur la Milford Track coûtent 45$ plutôt que 5$ sur les autres marches) et diminuer les coûts de patrouille des sentiers.
Aussi, vous ne croiserez que très peu de Kiwis sur les sentiers des Grandes Marches. Mieux informés, ils préfèrent consommer la marque maison et éviter la surcharge associée à la prétendue marque de prestige!
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Publié à 06:11, le 17 octobre 2008 dans 2. Nouvelle Zélande, Queenstown Mots clefs :
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La Wet Coast
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Dimanche, 5 octobre 2008, 8h du matin, nous nous réveillons au pied du glacier Fox après avoir squatté l'aire de pique-nique qui s'y trouve pour la nuit. Le temps est frais et sec et le ciel est dégagé ce qui est plus que rare sur la "Wet Coast" de l'île du Sud. Il nous faut moins qu'une heure pour rejoindre la route 6, 4 km en aval de la rivière Fox, et 2 autos pour trouver l'âme charitable qui nous mène au départ de la Copland Track.
La marche remonte la vallée du même nom sur 18 km et un peu plus de 400 m de dénivelé jusqu'au Welcome Flat, refuge réputé pour ses bassins thermaux et les vues qu'il offre sur le massif du mont Cook, le plus haut sommet des Alpes du Sud. Vers 11h30, nous nous engageons sur le sentier qui s'avère plutôt varié et distrayant. Ce dernier compte de nombreuses traverses de rivière à gué plutôt amusantes qui ralentissent toutefois notre progression.
Six heures plus tard, nous arrivons au refuge, juste à temps pour profiter des bains thermaux avant la tombée de la nuit et de la pluie. À ce temps-ci de l'année, le tronçon reliant le refuge au village du mont Cook, de l'autre côté du massif, est impraticable. Nous devons donc nous préparer à faire le chemin inverse le lendemain. Le seul petit hic est que le gardien du refuge nous suggère de quitter tôt (avant 8h) parce que si les orages annoncés surviennent, certaines traverses pourraient être impassables (les crues sont parfois violentes au printemps).
Si vous voulez vraiment savoir, les crues ne se sont heureusement pas matérialisées, mais les orages eux ... Il nous est alors venu l'idée de quitter la "Wet Coast" vers Wanaka et les plateaux plus secs de l'Otago en traversant les Alpes du Sud par la Haast Pass. Malheur nous en fut, c'est de la neige qui nous a accueillis dans cette région réputée pour ses vins et ses grands lacs.
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Publié à 10:16, le 10 octobre 2008 dans 2. Nouvelle Zélande, Fox Glacier Mots clefs :
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À tous nos amis hippiecondriaques
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Hippiecondriaque : allergique à l'intégrisme hippie.
Le clan des hippiecondriaques entretient une relation amour/haine envers tous les hippies du monde. Amour envers tous les Jim Morrison et Syd Barrett de la planète (icônes de la facette libérale du mouvement). Haine envers tous les communards rétrogrades (facette conservatrice du mouvement). Quoique que José Bové est hilarant.
Enfin, nous avons dernièrement séjourné dans les derniers retranchements du mouvement, là où tous les irréductibles se sont retrouvés après le constat de leur échec pathétique, près de Takaka, principale agglomération de la Golden Bay. Comme son nom l'indique, il s'agit de la région la plus ensoleillée de la N-Z.
Près de la capitale Takaka s'élève le Mussel Inn, véritable parlement communautaire entouré de champs bio (probablement de la culture de pois chiches). À l'intérieur de ce pub légendaire, tout est kitsch et est d'une insoutenable légèreté (des hommes et des femmes poilus, des enfants malpropres qui courent nus pieds, des nachos aux legumineuses, tout y est). L'esprit de Milan y jette un regard sombre, mais la bière brassée par la maison nous le fait oublier. L'ensemble est délectable.

À la frontière géographique de la Golden Bay se termine la très courue (ou plutot marchée) Abel Tasman track. Les paysages qui la jalonnent representent ce que 90% des gens s'imaginent être le paradis perdu. Nous quittons ce dernier en direction de la côte ouest, plus austère. Nous y serons certainement plus près de chez nous.
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Publié à 08:10, le 4 octobre 2008 dans 2. Nouvelle Zélande, Takaka Mots clefs :
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